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Conseils RH à Marseille : Monétisation de la formation professionnelle

Monétisation de la formation professionnelle

Monétisation de la formation professionnelle - Co et Sens

 

Pourquoi faut-il monétiser la formation professionnelle ?

 

La formation professionnelle continue, sujet compliqué ou complexe ?
La formation professionnelle continue est une obligation légale depuis 1971.
Elle a pour but d’assurer aux salariés, employés ou demandeurs d’emploi, une formation destinée à conforter, améliorer ou acquérir des connaissances professionnelles.
Selon l’article L6111-1 du Code du travail, “la formation professionnelle tout au long de la vie constitue une obligation nationale”.
Elle comporte une formation initiale et des formations ultérieures destinées aux adultes et aux jeunes déjà engagés dans la vie active ou qui s’y engagent. Ces formations ultérieures constituent la formation professionnelle continue.
 
Les financements
La formation professionnelle regroupe l’ensemble des formations qui font appel à des financements autre que le financement personnel.
Il existe différents types de financement.
Les plus connus sont le plan de formation, quand l’entreprise paye des formations à ses salariés, et les financement Pôle emploi qu’on appelle souvent AIF (Aide Individuel à la Formation) et le fameux CPF (Compte Personnel de Formation) qui peut être mobilisé par un demandeur d’emploi comme par un salarié de manière autonome.
 
Les financeurs
Les financeurs peuvent être l’Etat, les entreprises, les régions, des OPCA, le FPSPP… Chaque financeur monnaie différemment une heure de formation.
Par définition, la formation est donc bien un système complexe, tiré du latin « complecti », qui évoque le fait de comprendre plusieurs parties, ça n’est pas pour autant compliqué, de « complicatus » : qui évoque le fait d’être confus.
 
Il ne faut donc pas simplifier mais dé-complexifier la formation dans le but de la rendre lisible : compréhensible de tous si l’on souhaite la rendre accessible !
 
Comparer pour mieux comprendre
Les individus se voient attribuer des heures de formation tout au long de leur vie, qu’ils soient en emploi ou à la recherche d’un emploi. Chaque heure correspond à un tarif qui diffère selon la région dans laquelle on habite, le secteur d’activité dans lequel on exerce, ou la situation personnelle. La conséquence de cette variation est que l’individu ne sait jamais à quoi il a le droit en terme de budget.
 
Monétiser la formation reviendrait à dire que vous avez droit à 1 500€ de formation plutôt que de dire que vous avez droit 120 heures de formation, mais pourquoi cela est-il si important ?
 
Imaginez un ticket restaurant sur lequel serait indiqué le nombre de repas que l’on peut faire. Prenons par exemple des dîners. On donne un ticket restaurant à un salarié en lui disant qu’il a droit à 20 dîners. Que pensez-vous que ce salarié va faire pour choisir ses dîners. C’est lui et lui seul qui sait ce qu’il souhaite manger en fonction de ses goûts. S’il se présente dans un restaurant étoilé, va-t-il pouvoir y dîner 20 fois ? S’il se présente dans un bistrot, va-t-il pouvoir y dîner 20 fois ? S’il se présente dans un restaurant rapide, va-t-il pouvoir manger 20 fois ? Non, très clairement on ne pourra pas lui donner la même prestation parce qu’on va lui expliquer que c’est 20 repas correspondent à un budget : on va donc créer une grande insatisfaction !!
 
 
Les bénéfices d’un système monétisé
Pour l’ensemble des organismes de formation et de très nombreux experts, les bénéfices d’un système monétisé sont très clairs et ne font aucun doute à l’exemple du rapport publié par l’institut Montaigne en début d’année intitulé : « Un capital emploi formation pour tous », écrit par Bertrand Martinot et Estelle SAUVAT, qui prône l’ouverture du CPF à une modalité de monétisation, sous forme d’un chéquier électronique plutôt qu’un compteur d’heures. Pour d’autres, que  nous ne comprenons pas, comme Michel Beaugas (Force ouvrière) « la monétisation des heures conduit à une perte de droits pour les bénéficiaires. »
 
Le CPF a certes connu des améliorations depuis son lancement, mais les lourdeurs administratives freinent encore l’élan de beaucoup à se former. Sortir de la logique « d’heures de formation » au profit d’une logique plus globale de formation et d’accompagnement donnerait l’opportunité à chacun d’être véritablement autonome dans la sécurisation de son parcours professionnel. N’était-ce pas la bonne réponse à notre problème complexe ?